les guerres de Vendée: histoire du Bocage au logis de la Bénétière

Un petit résumé d’Histoire

les guerres de Vendée: histoire du bocage

Avec les spectacles du Puy du Fou (le Dernier Panache et la Cinéscénie) vous allez plonger dans l’histoire mouvementée de la Vendée.

   Les Vendéens, paysans en grande majorité, sont pauvres. Le village de Treize-Vents tirerait son nom, non pas des vents, mais à des « vans », petits paniers qui servaient à payer l’impôt, un treizième de la récolte. Et non pas la dîme (un dizième de la récolte) comme ailleurs.

Dès lors, les idées de la Révolution reçoivent tout d’abord un bon accueil dans les régions de l’Ouest.

Mais la Révolution ne profite pas, loin de là, aux populations pauvres des campagnes. De plus, les nouveaux gouvernants interdisent toute pratique religieuse. Les curés qui refusent de prêter serment à la République, appelés pour cela « prêtres réfractaires », perdent progressivement le droit de célébrer le culte : messes, mariages, baptêmes sont célébrés en secret au fond d’une grotte ou d’une forêt.

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La révolution provoque une opposition rurale particulièrement vive dans l’ouest de la France. Les tensions augmentent progressivement entre 1791 et 1792 pour aboutir à une lutte ouverte entre les « Blancs »(armées qui ont pour bannière le drapeau blanc du Roi)et les « Bleus »(armées de la République).

Il faut « dépopulationner » la Vendée

Le mouvement des insurgés (appelés « Chouans » selon la légende car leur cri de reconnaissance était le cri du chat-huant, chouette hulotte très présente dans la région) s’étend de la Bretagne au nord de la Vendée (le bocage), de la Normandie à l’Anjou. La République ne peut accepter cette contre-révolution. Des combats violents opposent les Blancs et les Bleus, et après l’anéantissement de l’Armée Catholique et Royale lors de la Virée de Galerne, le général Turreau met au point un plan visant à quadriller la Vendée militaire par 12 colonnes incendiaires avec pour ordre d’exterminer tous les « brigands » ayant participé à la révolte, femmes et enfants inclus, de faire évacuer les populations neutres ou patriotes, de saisir les récoltes et les bestiaux et d’incendier les villages et les forêts ; bref, de faire de la Vendée un « cimetière national » avant de la faire repeupler par des Républicains.

Les crimes sur la population civile

Suite à la bataille de Savenay en Décembre 1793, le général Westermann fait son rapport au Comité de Salut Public (dirigé par Robespierre): « il n’y a plus de Vendée. elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Plus de Vendée, citoyens républicains, je viens de l’enterrer dans les marais et dans les bois de Savenay, suivant les ordres que vous m’avez donnés…J’ai écrasé les enfants sous les sabots des chevaux, massacré les femmes qui au moins pour celles-là n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher, j’ai tout exterminé ».

Appeler les Vendéens « les brigands »autorise la république à leur faire la guerre sans leur octroyer le statut de belligérants et leur permet de leur appliquer un statut juridique d’exception justifiant des condamnations à mort directement.

« En 1793, la France faisait front à l’Europe. La Vendée tenait tête à la France. La France était plus grande que l’Europe. La Vendée était plus grande que la France. » Victor Hugo

Les noyades de Nantes

La ville de Nantes est convoitée par les Vendéens qui espèrent la « prendre » pour profiter du port, endroit stratégique pour recevoir le soutien de l’Angleterre (qui n’arrivera jamais). Jean Baptiste Carrier arrive à Nantes en septembre 1793. Envoyé pour nettoyer les prisons des « bouches inutiles » (les prêtres réfractaires entre autres), il estime avoir carte blanche. La guillotine est un moyen trop « lent »; carrier ordonne la « déportation verticale » ou « les baptêmes républicains » (terme toujours employé de nos jours mais pas dans les mêmes circonstances!) c’est à dire noyer dans la Loire les ennemis de la » bienveillante nouvelle république ». Cela deviendra la méthode d’élimination des opposants officielle dans la région.

Le nombre de noyés, selon les estimations des historiens, s’élèvent à environ 5000!

Carrier fut guillotiné après la chute de Robespierre.

 

Pour plus de précisions historiques:

http://revolution.1789.free.fr/campagne/Campagnes_vendee.htm